Les retournements de prairies

En raison de l'épidémie de COVID 19, le personnel du SMBV Arques ne se déplace pas sur le territoire. Nous invitons donc les exploitants souhaitant nous transmettre une demande de destruction de prairies à nous envoyer par mail (flanglois@bvarques.fr ou infos@bvarques.fr) leur demande intégrant:

  • La carte de localisation de ce que vous voulez retourner (dessinée sur extrait de déclaration PAC + commune et lieu dit)
  • la surface concernée
  • les raisons de cette demande et toute information utile (date projet de destruction)
  • vos coordonnées (nom, adresse, numéro de téléphone, N°PACAGE)

Nous vous rappelons que le syndicat dispose d'un délai pour répondre à votre demande!

Notre avis s'appuiera sur nos connaissances de terrain et les risques potentiels de ruissellements et érosion qui porteront sur cette parcelle et sur les voiries et habitations en contrebas.

Les obligations réglementaires sont également regardées (directive nitrates, périmètre de captage, Natura 2000...)

Cordialement

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Le syndicat de bassin versant de l'Arques doit être consulté systématiquement avant tout projet de retournement de prairie agricole situé sur le territoire. 

 

L'Etat par l'arrêté préfectoral du 31 décembre 2014, impose une demande d’avis technique préalablement aux retournements des prairies agricoles. Cet avis technique correspond à une expertise sur le risque « ruissellement/érosion ». Il consiste, préalablement à chaque retournement n'entrant pas dans le cadre des rotations, à évaluer l’incidence environnementale de la mise en culture d’une prairie et le cas échéant, à informer l’exploitant sur ce qu’il convient de mettre en œuvre afin de ne pas avoir d’incidences sur les zones situées en aval. Cette analyse est réalisée par le syndicat de bassin versant concerné.

 

QUEL EST LE RÔLE DES PRAIRIES DANS LA GESTION DES INONDATIONS? 

Les prairies sont des zones tampons c'est à dire des zones capables d'intercepter les écoulements de surface. 

Les prairies contribuent efficacement à la protection de la qualité de l’eau de plusieurs manières :

  • Ralentit les ruissellements et diminue la quantité d'eau ruissellant
  • Favorise l'infiltration avec leur fort recouvrement végétal du sol (chevelu racinaire dense).
  • Retient les matières en suspension (MES : ensemble des particules détachées par l’érosion)
  • Régule les pollutions diffuses (phosphore, nitrates, pesticides, matières en suspension,...). 

1 : Parcelles cultivées dans le sens de la pente : l'eau ruisselle rapidement, l'infiltration est limitée. On observe une forte érosion avec risque de coulées boueuses et de pollution du milieu.

 

2 : Terres cultivées dans le sens perpendiculaire à la pente et prairie dans une zone à enjeux : la vitesse d'écoulement de l'eau est réduite et l'infiltration favorisée.

 

>>> Arrêté préfectoral du 31 décembre 2014,

instituant le recours à un avis des syndicats de bassins versants préalablement aux retournements de prairies.

Selon l'IRSTEA, les sols labourés ne retiennent que 10 à 60 mm d'eau alors que les prairies en retiennent de 40 à 100 mm ; cette capacité de stockage dépend de la nature des sols et des saisons. 

L'évolution des prairies permanentes 

Depuis 30 ans en France, une diminution régulière des surfaces en prairies permanentes est observée et notre région n'échappe pas à ce phénomène. Les prairies sont victimes de l’évolution des pratiques agricoles et des difficultés économiques que subissent les éleveurs de nos territoires conduisant au développement des grandes cultures au dépens de l'élevage (lait et viande) et de l'exploitation des prairies.



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